Culture

Feria d'arles 2018- la maison des hautures

 
feria 2018
 
 
En réunissant les principales figuras (El Juli, Juan Bautista, Roca Rey, Perera, Fandi, Manzanares, Castella, Diego Ventura…) et les meilleurs espoirs actuels (Ginés Marin, José Garrido, Luis David Adame et Andy Younes…), les arènes d’Arles offrent pour 2018 un programme des plus prestigieux, avec une variété vouée à satisfaire toutes les sensibilités tauromachiques.
 
Arles est depuis longtemps une référence en matière d’équilibre des cartels. Les toreros consacrés et ceux en passe de l’être affronteront dans l’amphithéâtre romain des corridas sérieuses, dont le comportement peut réserver des suprises. Celle du Freixo en est la preuve : en 2017, à Bayonne, les toros de l’élevage d’El Juli, toréée par Juan Bautista et Roca Rey, fut tout près de remporter le prix de la ganaderia la plus torista. Loin de s’en détourner, les deux toreros ont décidé de s’offrir une deuxième manche aux côtés du ganadero, lors d’une corrida événement.
 
 
 
Événement aussi avec la confrontation des deux grands triomphateurs de la saison madrilène, Miguel Angel Perera et Ginés Marín, accompagnés d’Andy Younes. Les trois seront réunis face à des Jandilla, ganadería triomphatrice de la temporada 2017, dont les toros ont démontré que la classe n’est pas incompatible avec la caste.
 
 
 
Événement encore le lundi matin avec les trois as du rejoneo face aux toros du San Pelayo : Andy Cartagena, Leonardo Hernandez et le grand retour de Diego Ventura. La corrida de l’après-midi marquera le retour des Alcurrucén à Arles pour les présentations de José Garrido, Luis David Adame et le retour d’El Fandi, grand maestro des banderilles.
 
 
 
Événement enfin pour la feria du Riz avec la « Goyesque d’Arles », rendez-vous le plus prestigieux de la temporada française. Juan Bautista, Sébastien Castella et José Maria Manzanares feront face à des toros de Victoriano del Río. Le dimanche, trois toreros en pleine ascension seront confrontés au fer mythique de Baltasar Iban : Emilio de Justo, révélation des ferias du sud-ouest, Juan del Álamo, triomphateur à Madrid en 2017, et l’Arlésien Juan Leal.

Forest Art Project. La maison des hautures.

Forest Art Project

 

Cette exposition présente, du 16 janvier au 25 février, des travaux scientifiques et artistiques sous forme de dessins du botaniste Francis Hallé, de peintures de Mark Alsterlind, de sculptures de Vincent Lajarige ainsi qu’une promenade sonore de Thibault Verdron. Elle s’organise de façon à évoquer une ambiance forestière : les créations plastiques mises en scène s’accompagnent d’une création sonore retraduisant les bruits et sons de la forêt tropicale. Est ainsi proposée une forme de « promenade en forêt ».
 
Coproduction service de la culture de Ville d'Arles / association Forest Art Project.
 
Les derniers jours de l'exposition auront lieu lors de la manifestation Arles se livre.
 
Lieu : Chapelle Sainte-Anne
 
Dates : Du mardi 16 janvier au dimanche 25 février 2018
 
Heure : 11h-13h, 14h-18h
 
Téléphone : 04 90 49 38 32
 
Courriel : service.culture@ville-arles.fr
 
Site internet : www.forest-art-project.fr/
 
Tarif : Gratuit

Noël en provence

santons

 

Bonjour à tous ! Petit à petit, nous nous rapprochons de Noël, la plus belle période de l’année qui est célébrée avec amour et partage dans tous les coins de la France.

Cependant, il existe une région où les «fêtes calendales» c’est-à-dire la période de la Sainte-Barbe (le 4 décembre) au 2 février (fête de la Chandeleur), ont une magie et une saveur particulières grâce aux symboles, aux coutumes et au respect des traditions. Bien que pour la plupart des gens, cette terre évoque plutôt l’été, le grand bleu, les vacances et le chant des cigales, elle a aussi une autre facette aussi charmante mais moins connue : Noël.

Avez-vous deviné de quelle région il s’agit ? C’est bien…. la Provence.

Alors, êtes-vous prêts à vous adonner à la magie de  Noël à la provençale?

 

 

Le blé de la Sainte-Barbe

 

 

Blé de la Sainte-Barbe Photo by Véronique PAGNIER (Own work) [GFDL (http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html) or CC-BY-SA-3.0-2.5-2.0-1.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0)], via Wikimedia Commons File: http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/8/83/Bl%C3%A9_de_la_Ste_Barbe.JPG Page: http://commons.wikimedia.org/wiki/File%3ABl%C3%A9_de_la_Ste_Barbe.JPG

BLÉ DE LA SAINTE-BARBE – 

 

 

En Provence, les traditions liées à Noël portent le nom de traditions calendales (du provençal calèndo, Noël).

Les préparatifs de Noël commencent le 4 décembre, jour où on plante le blé de la Sainte Barbe. Il s’agit d’une jolie tradition bien conservée qui réunit petits et grands. Dans trois coupelles, qui symbolisent la Sainte Trinité, on place du coton, on l’humecte avec de l’eau et on plante des grains de blé (ou des lentilles) qui doivent être soigneusement arrosés jusqu’au 24 décembre. Une fois que le blé aura bien poussé et sera bien haut, il sera entouré d’un ruban jaune et rouge aux couleurs de la Provence et les coupelles orneront la table du Gros Souper le soir du réveillon de Noël. Les pointes germées seront coupées et déposées en offrande au pied de l’enfant Jésus dans la crèche.

La tradition du blé de la Sainte-Barbe remonte à l’époque romaine. Selon les croyances antiques si le blé germait bien et était vert on aurait une bonne récolte de moisson et une future année prospère.

D’ailleurs les paysans d’antan l’ont toujours dit : Quand lou blad vèn bèn, tout vèn bèn ! autrement dit Quand le blé va, tout va.

Sans oublier le proverbe :

« Blé de la Sainte Barbe bien germé, est symbole de prospérité pour la prochaine année ».

 

 

La Sainte Luce

 

«A la Sainte Luce, les jours s’allongent d’un saut de puce» si l’on en croit le proverbe . La Sainte Luce est célébrée le 13 décembre. On l’appelle aussi fête de la Lumière car on illumine chaque soir jusqu’à Noël les balcons, les façades des bâtiments ou les fenêtres de bougies, de lampions et de lanternes pour conjurer le mauvais sort de l’hiver et fêter le renouveau et le retour du soleil et de la lumière. C’est aussi le jour où on cueille le gui ou le houx. Le gui, qui selon les Druides avait un pouvoir miraculeux, est suspendu au dessus des portes en signe de paix tandis que le houx est considéré comme un symbole de lutte cotre la sorcellerie.

 

 

La crèche et les santons

 

En Provence, on ne peut pas imaginer un Noël sans la crèche et ses petits personnages qu’on appelle santons

Dès le début du mois de décembre et jusqu’à l’Épiphanie, chaque famille provençale sort la crèche et les santons des cartons et les installe sous le sapin reproduisant ainsi la scène de la Nativité et reconstituant l’ambiance d’un village provençal avec ses petites gens et ses traditions.

L’origine du mot crèche vient du mot crupio qui signifie mangeoire d’étable.

La tradition de la crèche est fort ancienne et trouve son origine dans le Moyen-Âge. En fait, on attribue la première «crèche vivante» à Saint François d’Assise, (patron des animaux, des santonniers et fondateur de l’ordre des Franciscains) qui, en 1223, pendant la messe de minuit à son village Greccio en Italie, a mis en scène la Nativité avec des personnes (les villageois) et des animaux réels. Ce rituel s’est vite répandu en Italie et vers la fin du XIIIe siècle est arrivé en Provence grâce aux moines franciscains.

Peu à peu les personnes réelles ont été remplacées par des figurines en bois ou en carton pâte.

Cependant, pendant la Révolution française, les églises ont été fermées. Les gens ne pouvaient plus voir la crèche à Noël d’où le besoin des fidèles de créer des crèches, en cachette parce que c’était interdit, pour représenter la Nativité à l’intimité de leur foyer en utilisant tout matériel possible (le boulanger fabriquait son personnage en bois, le menuisier en bois…). C’est ainsi que sont nés les santons, «santoun» en provençal  ce qui signifie «petit saint» (san = saint et oun = petit) représentant, tout, d’abord, les personnages de la Nativité.

santons

En 1798, un Marseillais, nommé Louis Lagnel,  a eu l’idée de modeler les personnages de la nativité dans de l’argile, et de créer des moules pour reproduire ses modèles en série.

En 1803, la première Foire aux santons a eu lieu à Marseille. Mais, ce n’est qu’à partir du XIXe siècle que ces «figurines à un sou» ont connu un véritable essor grâce aux maîtres santonniers. Des personnages populaires inspirés de la tradition, de la vie et des métiers provençaux sont venus s’ajouter à ceux issus de la culture chrétienne.

A côté du Nouveau-Né, de Joseph, de Marie, des Rois mages, des bergers, des animaux, de l’ange, on trouve aussi :

Le tambourinaire,

Lou Ravi coiffé d’un bonnet de nuit, c’est le naïf du village, un «simple d’esprit» qui lève les bras au ciel avec un air d’émerveillement

Pistachié ou Barthoumiou, le grand valet qui conduit un âne chargé de sacs de blé et Giget

Les vieux : le couple Jordan-Margarido, bras dessus bras dessous, sans cesse en querelle accompagnés de l’ami Roustido

Le Bohémien ou Lou Boumian : le marginal toujours à l’affût d’un mauvais coup ayant la réputation de voler les poules et de kidnapper les enfants

L’Aveugle et son fils : il s’appuie toujours sur l’épaule de son fils qui est son guide

Le boulanger

Le meunier

Le pêcheur

Le bûcheron

La lavandière

Le vannier

Le rémouleur appelé amoulaire en provençal

Le porteur d’eau

Le chiffonnier (l’estrassaïre en provençal)

La marchande de limaçons et bien d’autres gens typiques du Sud.

 

Les santons sont placés dans la crèche au milieu de l’étable et sont également entourés de ponts, de puits ou de moulins à vent. On y met aussi de la mousse, des brins de thym ou de romarin pour reconstituer l’ambiance d’un village.

De nos jours, la Foire aux Santons a toujours lieu à Marseille, à la Canebière, dans plusieurs villes de Provence on organise des concours de crèches en décembre tandis que le Salon International des santonniers se tient toujours à Arles.

Les santons constituent une tradition bien ancrée dans l’esprit de tous les Provençaux leur permettant de se créer une véritable identité.

 

 

Le Cacho-fiò

 

Le Cacho-fiò est une très ancienne tradition encore conservée dans certaines familles ou communes provençales qui consiste en l’allumage de la bûche de Noël le jour du Réveillon de Noël juste avant le Gros Souper. En fait, “Cacha le feu” signifie l’allumer.

Lors de cette cérémonie, le plus âgé de la famille, le «papé» et le plus jeune, le «caganis» apportent ensemble la plus grosse bûche issue d’un arbre fruitier (le plus souvent celle d’un cerisier, olivier ou amandier) et font trois fois le tour de la table qui est recouverte de trois nappes (symbole de la Trinité) avant de bouter le feu.

Cacho-fio Photo 3

Cacho-fio Photo 3

Ensuite, la bûche est posée dans le feu et l’aïeul l’arrose par 3 fois de vin chaud pendant qu’il prononce ces paroles :

 

« Cacho-fio« ( Bûche de Noël)

Bouto-fio (Donne nous le feu)

Alègre, alègre (Réjouissons nous)

Dièu nous alègre (Dieu nous donne la joie)

Calèndo vèn, tout bèn vèn (Noël vient, tout vient bien)

Dièu nous fague la gràci de veire l’an que vèn (Dieu nous fasse la grâce de voir l’an qui vient)

E se noun sian pas mai, que noun fuguen pas mens » (Et si nous ne sommes pas plus

Que nous ne soyons pas moins »).

 

Puis, tout le monde boit du vin chaud et passe à table.

La bûche doit brûler pendant trois jours et trois nuits et les charbons sont conservés pour protéger la maison.

Voici ce qu’écrit Frédéric Mistral dans  Mémoires et récits (1906) :

« Tous ensemble nous allions joyeusement chercher la « bûche de Noël », qui – c’était de tradition – devait être un arbre fruitier. Nous l’apportions dans le mas, tous à la file, le plus âgé la tenant d’un bout, moi, le dernier-né, de l’autre ; trois fois, nous lui faisions faire le tour de la cuisine ; puis, arrivés devant la dalle du foyer, mon père solennellement, répandait sur la bûche un verre de vin cuit, en disant : « Allégresse ! Allégresse ! Les beaux enfants, que Dieu nous comble d’allégresse ! Avec Noël, tout bien vient : Dieu nous fasse la grâce de voir l’année prochaine. Et, sinon plus nombreux, puissions-nous n’y être pas moins ». Et, nous écriant tous : « Allégresse, allégresse, allégresse ! » , on posait l’arbre sur les landiers et, dès que s’élançait le premier jet de flamme : « A la bûche / Boute feu ! » disait mon père en se signant. Et, tous, nous nous mettions à table. »

Une fois le feu allumé, le repas peut commencer.

 

 

Le Gros Souper

 

Le Gros Souper ou Gros Soupa en provençal prend place le soir du 24 décembre après le Cacho friò et avant la messe de minuit.

Il s’agit d’un repas très important plein de symbolismes où rien n’est laissé au hasard. La table de fête dite Table calendale est recouverte de trois nappes blanches disposées par grandeur croissante qui évoquent la Trinité, et illuminée de trois chandelles (même symbolisme). Les trois coupelles de blé germé de la Sainte-Barbe y sont aussi posées. Malgré son nom le Gros Souper se compose de 7 plats maigres nombre qui renvoie aux 7 plaies du Christ. Les 13 pains accompagnent le repas représentant la Cène avec Jésus et les 12 apôtres. Il existe aussi la coutume du couvert du pauvre en laissant une place vide au cas où quelqu’un viendrait frapper à la porte pour entrer au chaud et dînerpuisque Noël est avant tout la fête de la charité et du partage.

Tous les plats doivent être servis dès le début du repas.

La viande en est exclue puisqu’il s’agit d’une période de jeûne et d’abstinence. Il y a une grande diversité de plats selon la région. Pourtant, on trouve presque partout des légumes tels que le céleri, les cardes, les artichauts accompagnés d’une anchoïade. Parmi les plats incontournables on trouve la morue en raïto (sauce provençale aux tomates), les escargots, la soupe à l’ail ou les épinards.

 

 

Les treize desserts

 

Treize_desserts_à_Caderousse

TREIZE DESSERTS – PHOTO 2

S’il y a une tradition bien ancrée dans les esprits depuis des générations en Provence, c’est bien celle des 13 desserts du repas de Noël.

L’origine des 13 desserts semble s’inscrire dans la tradition méditerranéenne d’une sociabilité reposant sur le partage de douceurs revêtant en même temps une dimension religieuse. La tradition des desserts provençaux est assez ancienne bien que ses origines exactes restent variées. Pourquoi le chiffre 13 ? Parce qu’il représente les convives de la Cène, Jésus et les 12 apôtres.

Les treize desserts sont servis après le Gros Souper provençal qui est composé de plats maigres, en attendant de se rendre à la messe de minuit. Son appellation et le déroulement du rituel ont été définis au XIXe siècle par le Félibrige,  une association de poètes de Provence créée par Frédéric Mistral. Frédéric Mistral, décrit les treize desserts comme «uno sequèlo de privadié requisto» (une quantité de friandises exquises).

 

La composition des 13 desserts, également connus sous le nom de calenos, varie d’une région à l’autre. Cependant, la symbolique associée à chaque élément et le nombre de friandises sont toujours respectés.

 

Voici la liste des incontournables :

a)  Les 4 mendiants (les fruits secs)

Li pachichoi comme on les appelle en provençal sont des fruits secs dont la couleur sombre rappelle celle des robes des ordres religieux :

- les raisins secs pour les Dominicains

- les figues sèches pour les Franciscains

- les noix ou noisettes pour les Augustins

- les amandes pour les Carmélites

 

b)  Le nougat

Le nougat blanc (noisettes, pistache) et le nougat noir (miel, amandes) pour le pénitent blanc et le pénitent noir qui symbolisent le bien et le mal.

 

c)  Les fruits frais ou confits

Il s’agit de fruits de saison : oranges, mandarines, pommes, poires, raisins blancs, melons de Noël etc.

 

d)  Les dattes, symbole du Christ venu de l’Orient ou selon d’autres traditions, les présents amenés par les Rois Mages.

 

e)  La pompe à l’huile (pompa à l’òli)

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GIBASSIÉ (POMPE À L’HUILE) ) PHOTO 4

 

Elle est connue également sous le nom de gibassié (quand il est saupoudré de sucre) ou de fougasse et c’est un gâteau parfumé à la fleur d’oranger et gorgée d’huile d’olive. Selon la tradition, elle doit être rompue à la main et non coupée comme a été rompu le pain par Jésus pendant la Cène sinon on risque la malchance pour toute l’année.

 

 

 

f)  Les confiseries

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Chaque région a ses propres friandises : les calissons à Aixles navettes à Marseillela pâte de coing ou les pâtes d’amande à Niceles bugnes dans les alpes de Haute Provence.

 

Les desserts resteront trois jours sur la table et chaque convive doit les goûter tous. Ils sont servis avec du vin cuit. La table ne doit pas être desservie pour que les ancêtres puissent participer au dîner pendant la nuit. On noue simplement les coins afin qu’ils ne traînent pas sur le sol et que de mauvais esprits ne puissent pas grimper sur la table.

 

 

 

 

 

 

 

 

La messe de minuit (et les pastrages)

 

 La messe de minuit n’est pas une tradition spécifiquement provençale mais elle est tellement ancrée chez les Provençaux qu’elle devient une sorte de fête qui mêle l’aspect folklorique et la pratique religieuse. Elle a lieu juste après le Gros Souper.

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La tradition de célébrer la messe de minuit le 24 décembre remonterait au Ve siècle.

 

C’est l’occasion de se rendre en famille et assister à la veillée pour écouter et chanter les «NOEL»,  des chants de Noël en langue provençale, dont les plus connus sont ceux de l’Avignonnais Nicolas Saboly (1614-1675), dont Frédéric Mistral disait «qu’ils feraient pleurer d’émotion toute une église». Ces cantiques sont accompagnés de flûtes et des tambourinaires.

 

 

Outre les «Noëls», la messe de minuit comprend aussi la cérémonie du pastrage (de pâtre qui signifie berger) ou présentation de l’agneau. Il s’agit d’une coutume pastorale ancienne qui se perpétue dans certains villages en Provence. Le patron des bergers, Lou bayle, vêtu de sa cape, portant un chapeau enrubanné et tenant un bâton de pèlerin se rend à l’autel de l’église, accompagné des autres bergers et d’un petit pâtre qui porte un agneau nouveau-né. Il se met à conter le voyage qu’ils ont fait à travers des collines et des vallons pour venir exprimer leur adoration à l’Enfant Jésus et déposer leur offrande. Le prieur prend alors l’agneau offert (on ne fait aucun mal à l’agneau). Ce rituel représente l’annonce faite aux gardiens des troupeaux par l’ange, qui les a réveillés pour leur annoncer la naissance du Christ.

D’autres offrandes peuvent aussi avoir lieu : des fruits, des légumes, du poisson… tout dépend de la région. Parfois, on fait le tour du village au son des tambourins. Au sortir de la messe, des fougassettes  niçoises (du pain brioché tressé, parfumé à la fleur d’oranger et au safran, parfois farci de cédrat confit) sont offertes aux fidèles. On termine la soirée chez soi autour des treize desserts.

 

 

Les Pastorales

 

La pastorale est une représentation théâtrale célébrant la Nativité et évoquant avant tout la marche vers l’étable et l’histoire de Joseph cherchant vers Bethléem un logis pour la nuit pouvant accueillir sa famille. La pastorale comporte des passages chantés et des textes écrits en provençal et elle est jouée non pas par des professionnels mais par les villageois eux-mêmes qui improvisent souvent. Son nom vient des bergers, appelés pastres en provençal.

L’histoire est typique : d’abord, les bergers sont avertis de la naissance de Jésus. Puis, le berger réveille tout le village et avec ses habitants se met en route, chacun prenant des présents pour l’enfant.

On y retrouve des personnages typiques qui sont présents dans los crèches provençales : les pêcheurs, le rémouleur, le meunier, le bohémien, le maire, les vieux, l’aveugle, les bergers etc.

La pastorale la plus connue en Provence est celle d’Antoine Maurel créée en 1844 qui comporte 5 actes.

Les pastorales étaient d’abord jouées dans l’église même, faisant partie du rituel de la messe. De nos jours, elles se jouent hors de l’église après la messe de minuit entre le 25 décembre et le 2 février.

 

La Provence est la destination idéale pour tous ceux qui veulent renouer avec les traditions et garder sur le monde un regard d’enfant !

 

Passez d’excellentes fêtes et un très Joyeux Noël ou Bon Nouvè comme on dit en provençal à tous et à toutes !

 

CHRYSOULA ROUGA

 

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Le costume d'Arlésienne

Costume d'Arles

 
 
 
Une des Reines d'Arles en costume

Le costume d'Arles est avec le costume provençal comtadin l'une des deux grandes variantes du costume provençal. Appelé aussi arlèse, son port a été relancé par Frédéric Mistral à la fin du xixe siècle comme l'un des signes de l'identité culturelle de la Provence. Encore utilisé le dimanche jusqu'au début du xxe siècle, son usage courant a progressivement disparu au cours de la première moitié du xxe siècle. Actuellement, il n'est porté qu'épisodiquement, par des groupes folkloriques ou lors de manifestations volontaristes de l'identité locale1.

Historique

Originalité

Ce costume d'Arles se distingue d'abord par une coiffe spéciale qui nécessite le port de cheveux longs. En fonction des jours de la semaine et des tâches à accomplir, cette coiffure était retenue sur le sommet de la tête par un ruban, une cravate ou un nœud de dentelles. Mais elle exigeait toujours un temps de préparation important et des soins particuliers pour respecter l'exigence de ses canons. Cette coiffure est peu adaptée aujourd'hui à une vie professionnelle moderne. Face à la mode des cheveux courts, un substitut sous forme de postiche a été proposé, mais son manque de naturel l'a voué à l'échec4.

  • Différents costumes d'Arles
  • Vincent Van Gogh, portrait de Madame Ginoux

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  • Arlésienne en 1904

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  • Élisa Quenin, guide bénévole des Baux-de-Provence

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  • Arlésienne aux Saintes-Maries-de-la-Mer

    Composition

     
    Arlésiennes à la terrasse d'un café
     
    Arlésiens en costume traditionnel

    Parmi les pièces qui compose actuellement l'habillement et signe son élégance, il y a la chapelle, plastron de dentelle en forme de trapèze, apparu en 1860, et qui couvre la poitrine5, le grand châle, de forme carrée, qui moule le buste, la robe longue en satin de différentes couleurs, toujours pincée à la taille, les dorures (bijoux, agrafes, boucles ou crochets) qui sont transmises de génération en génération. Ces parures vont du tour de cou en argent, aux différentes croix d'or filigranées, dites croix provençales, des bracelets en or massif enrichis de diamants6, aux boucles d'oreilles (pendants ou brandanto) réservées aux seules femmes mariées, en passant par les bagues rehaussées de pierres précieuses, les boucles de soulier en argent, les agrafes de manteau dorées ou argentées, les crochets d'argent pour la ceinture qui permettaient de suspendre les clefs, à la fois signe de richesse et de possession sur la maison familiale7.

 
Costumes arlésiens au XVIIIe siècle (Atelier de couture à ArlesAntoine Raspal, 1760, musée RéattuArles).

Parmi toutes les variétés locales à la mode au cours du XVIIIe siècle, seul le costume d'Arles, porté indifféremment par les femmes de toutes conditions, a traversé la Révolution, tout en continuant à évoluer d'une façon naturelle. Jusque dans les années 1950, il était encore porté, quotidiennement à Arles par un certain nombre de femmes, et plus particulièrement le dimanche. Le costume d'Arles a été la tenue féminine traditionnelle dans tout l'ancien archevêché, a tenté de s'imposer jusqu'à Avignon sous l'impulsion de Frédéric Mistral, a débordé sur la rive droite du Rhône de la Camargue gardoise jusqu'à l'Uzège2, s'est étendu à l'Est par delà la Crau, jusqu'à la Durance et le golfe de Fos. Toute son évolution est retracée au Museon Arlaten3.

  • Arlésiennes du XIXe siècle, au temps de Daudet et Bizet par Jean-Joseph Bonaventure Laurens
  • 01 Bonaventure Laurens Arlésiennes en costume.jpg
     
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  • 01 Bonaventure Laurens Arlesienne du temps de Daudet et Bizet.jpg
     
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  • 01 Bonaventure Laurens Inhabitants of Arles during the time of Daudet and Bizet.jpg
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Les cryptoportiques d'Arles

 
 
 
 
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La partie souterraine de l'ancien forum romain témoigne de la qualité de bâtisseurs des romains. Les cryptoportiques sont un ensemble de galeries en forme de U formées de piliers soutenant des voûtes qui formaient une gigantesque terrasse. Ils ont permis au Romains de construire le forum d'Arles sur un terrain plat, car la colline d'Arles est en pente. Vous pouvez aujourd'hui visiter quatre galeries : trois galeries forment un U ouvert vers l'est, une quatrième en briques est le témoin d'une restructuration du forum vers la fin de l'antiquité. La galerie Nord s'ouvrait sur une place, actuelle place du forum, la galerie sud est creusée directement dans les rochers de la colline. Votre visite vous permettra d'observer des vestiges de la ville pré romaine et romaine. L'accueil du public au site se fait par l'hôtel de ville.

Les arénes d'arles

Construit sur le modèle du Colisée vers 80 après JC cet amphithéâtre romain pouvait accueillir jusqu'à 25 000 personnes. L'édifice s'élève à 21m sur deux niveaux composés de 60 arcades. Il s'étale sur une longueur de 136m. Les arènes ont accueilli des combats de gladiateurs, des chasses, des combats, des jeux, des exécutions... jusqu'à la fin de l'empire romain. Mais il sera encore utilisé sous domination franque avant d'être transformé en forteresse à la fin du VIéme siècle. Les arènes accueilleront par la suite des habitations de particulier avant d'être restaurées au début du XIXéme siècle. Dès 1830 elles accueillent des spectacles taurins. Aujourd'hui vous pouvez visiter les arènes mais également venir assister à un spectacle, une corrida ou un concert. Les arènes plus grandes que celles de Nîmes ont été classées au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1981.
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L'amphithéâtre est le monument le plus important de l'ancienne colonie romaine qui nous soit permis d'admirer, quelque deux millénaires après son édification. Son architecture est entièrement conçue en rapport avec sa vocation de lieu à grands spectacles, accueillant un nombreux public. Dans leur élévation initiale, les gradins pouvaient recevoir environ 21 0000 spectateurs, dont les flux étaient savamment organisés par un réseau de portes, galeries et escaliers, sur plusieurs étages. Devenu dès le début du Moyen Âge une véritable ville close et fortifiée, l'édifice ne fut dégagé qu'au XIXe siècle. Il retrouva alors, pour partie, sa fonction initiale, notamment avec la tauromachie, ce qui lui vaut sont appellation courante actuelle d'«Arènes». C'est aujourd'hui le monument de la ville le plus visité, portant ainsi l'image d'Arles dans le monde entier. - See more at: http://www.cityzeum.com/arenes-d-arles#sthash.ktqx08dS.dpuf

le jardin hortus d'Arles

jardin Hortus


           

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Jardin  d'inspiration romaine. Conçu, juste à côté des vestiges du cirque romain d'Arles qui n'est pas encore réhabilité.Il est inspiré d'un texte du 1er siècle qui décrit le jardin "hippodrome" d'une villa près de Florence. Jardin Hippodrome ... vous devinez ainsi la forme du jardin ! C'est donc un jardin public, où vous pouvez aller vous promener en famille, marcher sur la pelouse (bien grasse, sensation très agréable) et même picniquer.

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Et surtout, vous découvrez un ensemble de jardins thématiques, dédiés à la détente, aux jeux et à la découverte du monde romain. Tous ces thèmes vous renvoient à chaque fois à des objets du musée d'Arles antique, situé à proximité. Et bientôt, vous pourrez profiter d'un prêt de jeux à l'accueil du musée, pour vous permettre de bien profiter des jeux antiques proposés dans le jardin. En attendant,vous pouvez prendre quelques noix dans vos poches pour aller au jardin .. Nous ne vous en disons pas plus, vous découvrirez une fois sur place .. Le jardin est très récent, puisqu'il est ouvert depuis les journées du patrimoine, aussi la végétation a toute sa vie devant elle et n'est pas encore très avancée.

presqu'île du Cirque Romain 13200 Arles

Entrée libre tous les jours de 10h à 19h d'avril en septembre et de 10h à 17h30 d'octobre à mars. Fermé le mardi. Fermeture annuelle 1er janvier, 1er mai, 1er novembre, 25 décembre
04.13.31.51.03.
 

Musée de l'Arles et de la Provence Antique

PRÉSENTATION
Ouvert en 1995, le musée départemental Arles antique, présente une des plus riches collections archéologiques de France, allant de la Préhistoire à l’Antiquité tardive.

Il est l’héritier 

Vue générale du musée

d’une longue histoire, celle qui a vu, dès le XVIe siècle, Arlésiens éclairés et pouvoirs publics, curieux du passé de la ville et de son patrimoine.

Sa dimension, imposée par l’importance des collections, nécessitait un espace considérable ; c’est la presqu’île du cirque romain, en cours de fouille, qui fut choisie.

Par ailleurs, afin de mettre en valeur les chefs-d’œuvre, l’option retenue fut celle d’une architecture novatrice et fonctionnelle. 

Elle devait permettre d’assurer non seulement une muséographie cohérente et esthétique, mais aussi les autres missions du musée : conservation, restauration, et accueil des publics.

Le projet fut confié par concours à l’architecte Henri Ciriani.

 

HISTOIRE
Dès 1614, les consuls acquirent et exposèrent dans l’hôtel de ville, les principales découvertes archéologiques déjà exhumées. 

En 1651, la L'ancien musée lapidaireà 
l'église Sainte-Anne

 

class="lienbleu">Vénusmise au jour dans le théâtre antique devint le joyau de cette collection… avant d’être «offerte » au bon plaisir du roi Louis XIV.

Par ailleurs, les autorités ecclésiastiques oeuvraient également à la protection des «précieux restes», ainsi les religieuses de la Miséricorde dans la cour de leur couvent, sur le site même du théâtre.

C’est en 1784 que le premier musée archéologique public, proprement dit, fut réalisé par les frères minimes aux Alyscamps. Quelques années plus tard, cependant, la Révolution mit fin à cette brève expérience. 

Il fallut toute l’habilité du premier conservateur des collections arlésiennes, Pierre Véran, pour éviter la dispersion des œuvres qui suivi pillages et destructions. 

Par décret impérial de 1805, l’église Sainte-Anne fut finalement dévolue à l’exposition des antiquités (Musée d'Art païen).

En 1935, face à l’accumulation d’objets, un deuxième lieu fut choisi, l’ancienne chapelle des Jésuites, pour recevoir les collections d’art chrétien.

Dans les années 1970, devant l’impossibilité de présenter correctement des collections en perpétuelle expansion, la décision fut prise d’édifier un nouveau musée archéologique.

 

LOCALISATION

Le musée est situé au nord du quartier de Barriol, sur la presqu’île du cirque romain, entre le fleuve et le canal du Rhône à Port-de-Bouc.

 

DESCRIPTIF
Le programme soumis aux architectes insistait sur les principales missions du musée : conservation et présentation des collections, accroissement et études de celles-ci, et accueil des publics.

 

Un espace d'exposition

henri Ciriani (né en 1936) prit le parti de bâtir un triangle équilatéral évoquant les fonctions tripartites de l’établissement. Les 8 000 m 2 de l’édifice se déclinent en trois espaces aux superficies identiques.

De l’extérieur, le musée apparaît revêtu de couleurs vives. Le « bleu d’Arles » ainsi que les aplats rouges et verts entendent suggérer aux visiteurs les couleurs, depuis longtemps disparues, employées sur les monuments de l’Antiquité.

A l’intérieur, les vastes surfaces d’exposition et la tonalité des éclairages permettent une mise en valeur cohérente (chronologique et thématique) des collections ainsi que de leur matériel didactique, notamment une série de maquettes des monuments romains, restitués dans leur état originel.

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Les arénes d'Arles

AMPHITHÉÂTRE (ARÈNES)

fin Ier siècle apr. J.-C.

PRÉSENTATION
L’amphithéâtre est le monument le plus important de l’ancienne colonie romaine qui nous soit permis d’admirer, quelque deux millénaires après son édification. 

Son architecture est entièrement 

Vue aérienne de l'amphithéâtre

conçue en rapport avec sa vocation de lieu à grands spectacles, accueillant un nombreux public. 

Dans leur élévation initiale, les gradins pouvaient recevoir environ 21 000 spectateurs, dont les flux étaient savamment organisés par un réseau de portes, galeries et escaliers, sur plusieurs étages.

Devenu dès le début du Moyen Âge une véritable ville close et fortifiée, l’édifice ne fut dégagé qu’au XIXe siècle. 

Il retrouva alors, pour partie, sa fonction initiale, notamment avec la tauromachie, ce qui lui vaut sont appellation courante actuelle d’« arènes ».

C’est aujourd’hui le monument de la ville le plus visité, portant ainsi l’image d’Arles dans le monde entier.

 

HISTOIRE
Après la première urbanisation "augustéenne " des dernières décennies du Ier siècle, durant la dynastie flavienne (69-96 après J.-C.), la ville va littéralement éclater et déborder par-delà 

Dessin de François Huard, 1824

le corset désormais trop étroit des remparts initialement élevés sous le principat d'Auguste

Cette expansion est due à une phase de prospérité liée à une intense activité économique, notamment commerciale.

Hormis le quartier de Trinquetaille, c’est sur la rive gauche que les transformations de cette période sont les plus évidentes. 

C'est bien l'amphithéâtre qui domine, au sens propre du terme, la physionomie de la nouvelle cité arlésienne. 

L'ampleur du monument, les contraintes techniques de la topographie (voire un nouveau parti pris urbanistique ?) font que l'amphithéâtre remettra en cause le quadrillage de la voirie originelle, oblique par rapport à cette dernière.

Dès la fin de l'Antiquité, l'édifice a servi de lieu d'habitation avant de devenir l'un des refuges pour la population en des périodes plus troublées. 

Au Moyen Âge la défense a été renforcée par quatre tours. L'amphithéâtre devint alors une véritable petite ville avec rues, place, églises, dont celle de Saint-Michel-de-l'Escale

En 1735, le conseil de ville décide d’interdire la restauration des maisons en ruine à l’intérieur du monument. 

Des initiatives sont alors prises pour libérer l’édifice de cette occupation parasite, mais la physionomie des lieux évolue peu. 

Le XIXe siècle est la grande époque de restauration du monument.

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Les alyscamps

LES ALYSCAMPS

PRÉSENTATION
Dans l’Antiquité, les cimetières étaient toujours extérieurs à l’enceinte des cités et souvent implantés le long des grands axes routiers. Dès le début de l’Empire, tombes à incinération, 

Allée des sarcophages et 
église Saint-Honorat

sarcophages et mausolées s’égrenèrent aux abords de la Via Aurelia, constituant une vaste nécropole. 

Mais, c’est à l’époque paléochrétienne que le cimetière prit une importance majeure avec l’inhumation du martyr saint Genest et la sépulture des premiers évêques d’Arles, abrités dans une chapelle bientôt entourée par un grand nombre de tombes pressées sur plusieurs rangs.

Vers 1040 fut installé un prieuré sous le vocable de Saint-Honorat dépendant de l’abbaye Saint-Victor de Marseille. La nécropole devint une étape obligée du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle et les chansons de Gestes ne manquèrent pas d’y situer les combats de Charlemagne contre les Sarrasins, pour expliquer l’abondance des tombes. Dante immortalisa ce lieu dans son poème « L’enfer ». 

L’allée des Alyscamps qui subsiste aujourd’hui a été aménagée par les religieux Minimes au XVIIIe siècle. En 1888, Van Gogh et Gauguin vinrent peindre dans ces romantiques « Champs Elysées » d’Arles.

 

HISTOIRE

Durant l’Antiquité, le monde des morts était séparé du monde des vivants, et les nécropoles se trouvaient à l’extérieur des remparts. Les enterrements étaient interdits à l’intérieur des 

Urnes cinéraires et urnes balsamaires

villes, mais défunts et mortels se côtoyaient dans les nécropoles pour des libations, repas funèbres ou véritables fêtes, dont l’aspect parfois excessif les fit plus tard interdire par les évêques chrétiens.

Pendant le Haut-Empire, l’incinération était la pratique la plus courante, et les cendres et restes osseux étaient le plus fréquemment recueillis dans une urne cinéraire placée dans un mausolée ou enterrée dans un enclos familial, parfois sous une stèle portant une épitaphe. Sous l’influence, entre autres, du christianisme, l’habitude d’enterrer les corps dans des cercueils ou des sarcophages remplaça progressivement l’incinération qui disparut au IIIe siècle.

Avec celle des Alyscamps, la ville compta jusqu’à cinq nécropoles (au Trébon, au cirque, à Trinquetaille, et au sud de la cité) dont trois étaient encore utilisées durant l’Antiquité tardive. Deux d’entre elles, les Alyscamps et Trinquetaille, durent leur célébrité à partir de la fin du IVe siècle au martyre de Genest, saint arlésien. Puis la réputation du lieu devint si prestigieuse que de nombreuses personnes souhaitaient y être enterrée, à l’instar des évêques d’Arles.

Vers le milieu du XIe siècle, une partie du site fut cédé à la puissante abbaye Saint-Victor de Marseille, qui plaça le sanctuaire sous la protection de saint Honorat, évêque d’Arles entre 426 et 429. C’est le nom de ce dernier qui fut donné à l’église reconstruite au XIIe. A cette époque, la nécropole devint par ailleurs le point de départ du chemin d’Arles vers Saint-Jacques de Compostelle. Ce lieu bénéficia des mythes et légendes qui fleurirent alors, jusqu’à lui conférer une atmosphère d’« héroïque grandeur ».

Sur les traces de Vincent Van Gogh en pays d'Arles

Ce circuit vous mènera sur les traces de Vincent Van Gogh qui a séjourné plus de deux ans en Provence Pays d'Arles. En marchant dans ses pas, vous découvrirez les paysages, les décors, les maisons, les ambiances qui ont inspiré au peintre plus de 400 œuvres. Bonne ballade dans la lumière de Vincent !

 

Votre circuit débute à Arles. Vincent Van Gogh y arrive un jour de février 1888. Commence alors une période de travail intense et passionné dans la lumière du midi. Ce séjour arlésien est dans la vie du peintre une époque extraordinairement  féconde en toiles et en dessins. Un circuit balisé vous mènera sur dix lieux où l’artiste a posé son chevalet, dix lieux emblématiques de son séjour à Arles comme La maison jaune que Van Gogh loua en mai 1888, LesAlyscamps, lieu peint également par Paul Gauguin, L’Espace Van Gogh, ancien Hôtel-Dieu où le peintre fût soigné après s'être mutilé le lobe de l'oreille gauche. 

Van Gogh s'installe dans la vieille ville à l'intérieur des remparts à l'hôtel-restaurant Carrel au 30 rue de la Cavalerie, à l'époque quartier des maisons closes, avec comme compagnon le peintre danois Christian Mourier-Petersen. Il loue également une partie de la « maison jaune » pour en faire son atelier. 

Bien qu'il arrive dans la cité avec un temps de neige, une nouvelle page de son œuvre s'ouvre avec la découverte de la lumière provençale. Dès le 22 février 1888, il débute sa production arlésienne : il parcourt à pied la région et peint des paysages, des scènes de moissons et des portraits. 

Au début du mois de juin 1888, ayant reçu un billet de 100 francs de son frère Theo, il se rend en diligence auxSaintes-Maries-de-la-Mer pour un séjour de cinq jours. Il y peint la barque Amitié et le village regroupé autour de l'église fortifiée 

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Au départ d'Arles, vous pourrez visiter l'Abbaye Montmajour, peinte par Vincent Van Gogh. Vous terminerez votre circuit à Saint-Rémy-de-provence. En suivant les 21 plaques commémoratives de ce merveilleux parcours à faire de 7 à 77 ans, vous découvrirez les lieux peints par Vincent Van Gogh lors de son séjour dans cette ville qui exalte la Provence.

Ce parcours représente trois années d'un travail colossal coordonné par l'office de tourisme de Saint-Rémy-de-provence.Telechargement 13

Nous vous proposons un second circuit Sur les pas de Vincent Van Gogh à Arles avec la découverte des lieux associés aux toiles suivantes : Le Café “Le Soir“, Place du Forum / L’escalier du Pont  de Trinquetaille / Les Quais du Rhône avec La nuit étoilée / La maison jaune Place Lamartine / Les arènes / Le vieux Moulin - Rue Mireille / Les Alyscamps / Le jardin public, boulevard des Lices / Espace Van Gogh / Le Pont de Langlois

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